Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
 Je m’appelle Marie Harouimi, j’ai 36 ans, je suis mariée et maman de deux petits garçons.

J’habite en Normandie et je dirige aujourd’hui Datagest, société que j’ai officiellement reprise il y a deux ans.

Pouvez-vous nous raconter l’histoire de Datagest et son évolution ?

Datagest est un télésecrétariat qui existe depuis près de 40 ans.
 À l’origine, une entrepreneuse a commencé seule dans son garage en prenant les appels de quelques médecins. L’activité s’est progressivement développée, tout en restant longtemps à taille humaine, avec une équipe de six télésecrétaires. 

Après avoir été directeur régional de GLS, mon père, Arnaud Lemaire a créé sa société de transport qu’il a ensuite revendue. En 2016 il cherchait une nouvelle entreprise à développer et c’est à ce moment-là qu’il a repris Datagest.

À cette époque, le secteur médical commençait à être fortement impacté par l’arrivée de Doctolib. Beaucoup y voyaient une menace. Mon père a abordé cette évolution avec beaucoup d’ouverture. Cette vision a permis à l’entreprise de connaître une croissance rapide, avec plus de 30 % de croissance du chiffre d’affaires par an pendant plusieurs années.

Lorsque j’ai repris l’entreprise il y a 2 ans, elle se trouvait une nouvelle fois à un moment charnière, marqué par l’arrivée (encore sourde) de l’intelligence artificielle. Mais je poursuis la dynamique engagée tout en intégrant ces nouvelles évolutions.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours, de vos études ? Vous avez repris une entreprise familiale : comment s’est faite la transition avec votre père ? 

J’ai suivi des études de commerce à l’ISG Paris, avec une spécialisation en entrepreneuriat.

J’ai ensuite fait un passage éclair en finance ou j’ai rencontré mon mari puis une startup plusieurs années.

Je vivais à Paris quand mon père et moi avons décidé de travailler ensemble. Nous avons commencé de manière progressive : j’étais à mon compte et je développais la partie commerciale pour Datagest. 

Puis le Covid est arrivé. Le confinement m’a emmenée en Normandie, et je me suis investie entièrement dans Datagest. J’ai pris plus de responsabilités, notamment sur l’organisation du travail et la mise en place de nouveaux outils, comme la téléconsultation. Mon mari, Pierre, a pu poursuivre son activité en télétravail, ce qui nous a permis de nous installer définitivement en Normandie.

Avec mon père, la transition s’est faite de manière très naturelle, sans rupture brutale. Aujourd’hui encore, il reste présent dans l’entreprise : en soutien et en conseil. Son accompagnement est précieux, et nous avons la chance d’entretenir une excellente relation, à la fois professionnelle et personnelle.

 Datagest travaillait exclusivement pour le secteur médical.
 L’une de mes premières missions a été de diversifier l’activité en créant un pôle dédié aux entreprises. 

Nous avons ainsi développé une offre spécifique avec des process adaptés et une équipe dédiée, afin d’accompagner des profils variés : avocats, cabinets comptables, artisans, PME, entreprises de services…. Cette diversification nous a permis d’élargir considérablement notre portefeuille clients et de renforcer la solidité de l’entreprise.

Aujourd’hui, Datagest compte 20 collaboratrices basées en Normandie, ainsi qu’une salariée 100% en télétravail en Guadeloupe. Elle assure notamment la continuité de service sur des amplitudes horaires étendues.


 Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans ce métier au quotidien ?

Deux choses me passionnent particulièrement.

J’aime évoluer au contact de personnalités différentes, de composer avec leurs singularités, pour essayer de faire émerger le meilleur de chacune dans un ensemble cohérent. C’est un défi permanent, mais c’est aussi extrêmement enrichissant.

J’aime remettre en question les façons de faire, réfléchir à l’évolution de notre métier et (tenter)d’anticiper les transformations du secteur. Nous sommes aujourd’hui à un véritable tournant, notamment avec l’arrivée de l’intelligence artificielle. Ça ouvre beaucoup de perspectives, mais impose aussi d’être particulièrement vigilant et de faire les bons choix. Il y a donc un enjeu fort… mais on ne s’ennuie jamais ! 

Vous faites partie des plus jeunes adhérents du SIST : qu’est-ce qui vous a motivée à rejoindre le syndicat ?  

Ce qui me motive avant tout, c’est la qualité humaine des membres.
 J’y ai trouvé des dirigeants bienveillants, accessibles et souvent très drôles, avec lesquels les échanges sont simples et enrichissants. 

Lorsqu’on dirige une entreprise, on peut parfois se sentir seul face à certaines décisions. Pouvoir échanger avec d’autres professionnels du secteur, prendre du recul, confronter ses idées et bénéficier de regards extérieurs est particulièrement précieux. 

Dans un contexte où notre métier évolue très rapidement, ce partage d’expérience est d’autant plus essentiel. Au-delà, il y a une véritable énergie positive au sein du groupe, et c’est toujours un plaisir de se retrouver lors des différents événements. 

Une anecdote ou un moment marquant depuis votre arrivée à la tête de Datagest ou au sein du SIST ?

Je dirais sans trop hésiter le séminaire du SIST à Milan.  Après une soirée plutôt festive la veille, nous étions à l’aéroport avec mon père, tranquillement installés devant un film… quand nous avons réalisé que notre avion passait au-dessus de nous. 

Un mot pour conclure … 

Nous évoluons dans un secteur en pleine transformation, avec de nombreux défis à relever, mais aussi de formidables opportunités.

Pour en savoir plus sur Datagest

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